En 2026, la Route 66 fête ses 100 ans. Un siècle après son inauguration, cette route mythique de près de 4 000 kilomètres continue de faire rêver des voyageurs du monde entier. Mais derrière le mythe, il y a une histoire bien plus complexe et bien plus fascinante que les cartes postales ne le laissent croire.
Table des matières
- Pourquoi "Route" et pas "Road" ?
- Une route née en 1926
- Des terres traversées, des peuples oubliés
- Du Dust Bowl à l'âge d'or
- Une route entrée dans la culture populaire
- Le déclin : quand les autoroutes ont tué la Mother Road
- La renaissance et les projets de préservation
- Les étapes incontournables
- Infos pratiques
- 2026 : le centenaire de la Mother Road
- Idées d'itinéraires pour combiner la Route 66 avec l'Ouest américain
Pourquoi "Route" et pas "Road" ?
C'est une question que beaucoup de francophones se posent. En anglais, le terme "road" désigne une voie de communication dans son sens le plus concret, c'est-à-dire l'infrastructure physique permettant de relier deux points. Le terme "route", lui, renvoie à la notion d'itinéraire, de parcours, de voyage entre un point A et un point B. La Route 66 est donc bien un itinéraire au sens propre, une succession de routes et de chemins existants, reliés entre eux pour créer un axe transcontinental.
Une route née en 1926
Tout commence avec un homme : Cyrus Avery, entrepreneur originaire de Tulsa en Oklahoma. Convaincu qu'une route reliant l'est à l'ouest des États-Unis aurait un impact économique considérable, il parvient à convaincre le gouvernement fédéral de son bien-fondé. La Route 66 est officiellement inaugurée le 11 novembre 1926, reliant Chicago en Illinois à Santa Monica en Californie, à travers huit États : l'Illinois, le Missouri, le Kansas, l'Oklahoma, le Texas, le Nouveau-Mexique, l'Arizona et la Californie.
Le numéro 66 n'est pas dû au hasard. Initialement, la route devait s'appeler Route 60, mais ce numéro était déjà revendiqué par les États du Kentucky et de Virginie. Les numéros restants étaient alors 62, 64 ou 66. Le 66 fut retenu car il sonnait mieux avec son double six, un choix presque par défaut, qui allait devenir l'un des numéros les plus célèbres du monde.
À son inauguration, la Route 66 n'était goudronnée que sur un tiers de sa longueur. Certains passages, comme le "Jericho Gap" au Texas, étaient tristement célèbres : ces parties en terre battue se transformaient en champs de boue lors des averses violentes. Il faudra attendre 1937 pour que ces derniers tronçons soient enfin recouverts de bitume, rendant la route praticable dans sa totalité.
Des terres traversées, des peuples oubliés
Avant de parler de road trip et de liberté, il faut rappeler une réalité que le mythe de la Route 66 a longtemps occultée. Les terres traversées par cet itinéraire n'étaient pas vierges. Bien avant l'arrivée des premiers Européens, elles étaient habitées, cultivées et sacrées par des nations qui y vivaient depuis des millénaires. Chaque nation avait ses propres territoires, ses propres frontières, sa propre organisation. Il n'existait pas une seule parcelle de ce continent qui n'appartenait à personne.
La Route 66 suit d'ailleurs, sur une grande partie de son tracé, d'anciens sentiers empruntés depuis des siècles par ces peuples. Des sites comme Walnut Canyon ou Canyon de Chelly en Arizona témoignent encore aujourd'hui de la richesse de ces civilisations, leurs habitations creusées dans la roche, leurs pétroglyphes millénaires, leurs systèmes agricoles adaptés au désert.
Pour comprendre ce que représente la Route 66 pour ces nations, il faut revenir en arrière. En 1830, le président Andrew Jackson signe l'Indian Removal Act, une loi autorisant le gouvernement fédéral à expulser de force les nations natives de leurs terres ancestrales pour les relocaliser à l'ouest du Mississippi, dans ce qui deviendra l'Oklahoma. Ce qui suit est l'un des épisodes les plus sombres de l'histoire américaine. Entre 1830 et 1838, des dizaines de milliers de membres des nations Cherokee, Choctaw, Creek, Chickasaw et Séminole sont déportés de force. En cherokee, cet exode est appelé "Nunna daul Isunyi" soit "la piste où ils ont pleuré". Parmi les 18 000 Cherokees déportés, environ 4 000 sont morts en chemin, de froid, de faim et d'épuisement. l'Oklahoma compte aujourd'hui 39 nations natives différentes. Le Nouveau-Mexique abrite 19 pueblos. En Arizona, on trouve la Nation Navajo, les Hopi, les Zuni et les Hualapai.
La construction de la Route 66 en 1926 s'est faite sur ces mêmes territoires, souvent sans consultation des communautés concernées. Il ne s'agissait pas d'expulser à nouveau des populations, mais de tracer une route fédérale à travers des terres qui avaient déjà été imposées à ces nations comme "compensation" de leurs terres d'origine. Une route nationale construite sur des terres attribuées de force, sans que les nations qui y vivaient n'aient été consultées.
Le long du tracé, la culture native a souvent été réduite à une attraction touristique. À Rialto en Californie, le Wigwam Motel proposait aux visiteurs de dormir dans des tipis en béton de neuf mètres de haut, un cliché visuel qui n'avait aucun lien avec les traditions réelles des nations de la région. À Foyil en Oklahoma, le Totem Pole Park expose une série de totems inspirés de photographies et de magazines, sans aucune connexion authentique avec les nations du Sud-Ouest. Ces représentations caricaturales, créées et exploitées sans lien réel avec les cultures concernées, ont contribué à figer une image folklorique et réductrice de civilisations pourtant vivantes et diverses.
Ces nations sont là. Elles l'ont toujours été. Certaines communautés ont su reprendre leur place dans l'économie touristique de la route, cette fois à leurs propres conditions. À Peach Springs en Arizona, la nation Hualapai gère son propre lodge sur la Route 66 et intègre sa culture dans chaque aspect de l'expérience touristique, de manière durable et respectueuse. À Albuquerque, le Indian Pueblo Cultural Center propose une cuisine issue des traditions culinaires des nations de la région. Et en Oklahoma, plusieurs nations gèrent leurs propres centres culturels et espaces touristiques, offrant une vision authentique et directe de leurs histoires.
Du Dust Bowl à l'âge d'or
Dans les années 1930, la Route 66 prend une tout autre dimension. Le Dust Bowl, une série de tempêtes de poussière dévastatrices causées par la sécheresse et une agriculture intensive met sur la paille des milliers d'agriculteurs, principalement dans l'Oklahoma, l'Arkansas, le Kansas et le Texas. Contraints de quitter leurs terres, ils empruntent la Route 66 pour rejoindre l'Ouest, où ils espèrent trouver du travail. Cette migration forcée sera immortalisée par John Steinbeck dans son roman Les Raisins de la colère, publié en 1939, qui donnera à la route son surnom de "Mother Road" la route mère.
Après la Seconde Guerre mondiale, le boom économique transforme complètement le visage de la route. Les Américains ont des voitures, de l'argent et l'envie de voyager. Motels, diners, stations-service et attractions en tout genre se multiplient le long du tracé. C'est l'âge d'or de la Mother Road, une époque où rouler sur la Route 66 représentait à la fois la modernité, la liberté et le rêve américain.
Une route entrée dans la culture populaire
La Route 66 n'est pas seulement une route. C'est une idée, un symbole, une promesse. Et la culture populaire y est pour beaucoup.
En 1939, John Steinbeck l'immortalise dans Les Raisins de la colère. En 1946, Bobby Troup compose la chanson "Get your kicks on Route 66", immortalisée par Nat King Cole, puis reprise par Chuck Berry, les Rolling Stones et des dizaines d'autres artistes. Elle devient l'hymne officieux de la route.
Dans les années 1960, une série télévisée intitulée Route 66 suit les aventures de jeunes Américains parcourant le pays en Corvette. Diffusée de 1960 à 1964, elle contribue à ancrer la route dans l'imaginaire collectif. La Route 66 apparaîtra ensuite dans de nombreux films : Rain Man, Forrest Gump, Little Miss Sunshine ou encore Thelma et Louise.
En 2006, le film d'animation Cars de Disney-Pixar remet la Route 66 au goût du jour avec la ville fictive de Radiator Springs, directement inspirée des petites bourgades abandonnées qui ont fait la gloire de la route. Seligman, en Arizona, est souvent citée comme la principale source d'inspiration du personnage de Doc Hudson et de l'atmosphère générale du film.
Le déclin : quand les autoroutes ont tué la Mother Road
En 1956, au cœur de son âge d'or, la Route 66 reçoit un coup fatal. Le président Eisenhower signe le Federal-Aid Highway Act, créant le système national d'autoroutes. Inspiré par les autoroutes allemandes qu'il avait vues pendant la Seconde Guerre mondiale, Eisenhower voulait des routes plus rapides, plus directes et plus sûres pour le pays.
Contrairement à la Route 66 qui serpentait à travers d'innombrables petites villes, les nouvelles autoroutes ont été construites en dehors de ces centres de population. L'objectif était de parcourir de longues distances dans le temps le plus court possible, sans considération pour ce que l'autoroute contournait. Les conséquences ont été dramatiques pour les communautés locales. De nombreuses petites villes et commerces indépendants ont vu leur source de revenus coupée du jour au lendemain, entraînant des fermetures en cascade et des crises économiques profondes.
Seligman et Peach Springs sont deux exemples particulièrement frappants. Toutes deux situées sur un tronçon complètement contourné par l'Interstate, elles ont connu un effondrement économique quasi immédiat. Le dernier tronçon original de la Route 66, situé à Williams en Arizona, a été contourné en octobre 1984. Les habitants de Williams étaient tellement opposés à la perte de la Route 66 qu'ils ont tenté de s'opposer physiquement aux travaux de construction de l'autoroute. En vain. L'année suivante, la Route 66 est officiellement déclassée.
La renaissance et les projets de préservation
La déclassification de 1985 n'est pas la fin de l'histoire. C'est à Seligman, en Arizona, qu'un homme décide de se battre pour sauver la route. Angel Delgadillo, coiffeur local devenu figure emblématique de la Route 66, fonde en 1987 la Historic Route 66 Association of Arizona, lançant un mouvement de préservation qui se répandra dans tous les États traversés.
En 1990, le Congrès des États-Unis adopte le Route 66 Study Act, reconnaissant officiellement que la Route 66 est devenue un symbole de l'héritage du peuple américain. De nombreux lieux historiques associés à la route sont inscrits au National Register of Historic Places, et le Route 66 Corridor Preservation Program est créé pour financer les projets de préservation et de restauration.
Aujourd'hui, un projet encore plus ambitieux est en cours. En septembre 2025, le Congrès américain a introduit une législation bipartisane visant à désigner officiellement la Route 66 comme National Historic Trail, statut qui lui conférerait une protection fédérale permanente gérée par le National Park Service. S'il est adopté, la Route 66 rejoindrait les grands itinéraires historiques américains comme la California Trail ou l'Oregon Trail, une reconnaissance symbolique et juridique attendue depuis des décennies.
Les étapes incontournables
Chicago, Illinois - Point de départ officiel. La ville qui a vu naître le tout premier gratte-ciel américain, et où l'aventure commence sur Michigan Avenue.
Saint-Louis, Missouri - Réputée pour son emblématique Gateway Arch, symbole de la porte d'entrée vers l'Ouest américain, et étape chargée d'histoire industrielle et musicale.
Springfield, Illinois - Ville natale d'Abraham Lincoln et point de départ symbolique pour comprendre l'histoire profonde de l'Amérique intérieure.
Tulsa, Oklahoma - Ville au riche héritage western et pétrolier, elle abrite de nombreux bâtiments Art déco témoins de son passé industriel, ainsi que le Golden Driller, une statue emblématique de 23 mètres.
Adrian, Texas - Petite bourgade qui marque le point médian exact de la Route 66, à mi-chemin entre Chicago et Los Angeles. Un panneau l'indique fièrement au bord de la route.
Cadillac Ranch, Texas - Près d'Amarillo, une installation artistique en plein air composée de dix Cadillac plantées nez dans le sol. Les visiteurs sont invités à y laisser leur propre graffiti, faisant de cet endroit une œuvre en perpétuel mouvement.
Santa Fe, Nouveau-Mexique - Une étape fortement imprégnée d'histoire hispanique et native, avec ses bâtiments en adobe, ses galeries d'art et ses marchés d'artisanat des nations de la région. Le Nouveau-Mexique abrite d'ailleurs la plus longue portion originelle de toute la Route 66.
Albuquerque, Nouveau-Mexique - La Central Avenue, qui traverse toute la ville, est l'une des plus longues avenues du monde. La Route 66 l'empruntait d'est en ouest, et on peut encore y trouver le mythique 66 Diner, l'un des plus beaux exemples du style architectural des années 1940.
Winslow, Arizona - Rendue célèbre par la chanson d'Eagles "Take It Easy", dont un couplet évoque un homme debout au coin de la rue à Winslow, Arizona. Un coin de rue est aujourd'hui aménagé en sa mémoire.
Petrified Forest National Park, Arizona - Un parc national accessible directement depuis la Route 66, où des arbres fossilisés datant de plus de 225 millions d'années offrent un spectacle unique. Le Painted Desert, aux teintes rouges et orangées, en est une autre merveille.
Seligman, Arizona - Considérée comme le berceau du mouvement de renaissance de la Route 66 et souvent citée comme l'inspiration principale du film Cars. L'ambiance y est restée figée dans les années 1950, et c'est l'une des étapes les plus authentiques de tout le parcours.
Williams, Arizona - La dernière ville à avoir été contournée par l'Interstate 40 en 1984, et porte d'entrée vers le Grand Canyon. Un train historique permet encore aujourd'hui de rejoindre le Grand Canyon depuis la ville.
Oatman, Arizona - Un village minier pittoresque niché dans les Black Mountains, où des ânes sauvages se promènent librement dans les rues. L'un des tronçons de route les plus spectaculaires et les mieux préservés.
Barstow, Californie - Étape incontournable du tronçon californien, porte d'entrée dans le désert de Mojave avant le dernier sprint vers Los Angeles.
Santa Monica, Californie - La ligne d'arrivée. La Route 66 se termine sur les rives du Pacifique, devant le panneau "End of the Trail" sur la jetée emblématique de Santa Monica.
Infos pratiques
Sens du trajet : La grande majorité des voyageurs font la route d'est en ouest, de Chicago vers Santa Monica. Ce sens suit la logique historique et offre une progression naturelle des paysages, des plaines du Midwest aux déserts de l'Arizona et de la Californie.
Durée : Comptez entre trois et quatre semaines pour faire la route complète à un rythme confortable. Il est possible de ne faire qu'un tronçon selon le temps disponible.
Budget : Prévoyez environ 150 dollars par jour en partageant les frais, soit autour de 2 000 à 3 000 dollars par personne pour l'ensemble du trajet hors activités et visites.
Véhicule : Un SUV est recommandé car certaines portions sont peu entretenues ou sans revêtement. Prévoyez un kit anti-crevaison. Les contrôles de vitesse sont fréquents à l'approche des villes.
Période idéale : La meilleure période se situe entre avril et octobre. Évitez le cœur de l'été dans le désert arizonien où les températures peuvent dépasser les 45°C. L'hiver est déconseillé au Texas et au Nouveau-Mexique où les routes peuvent être enneigées.
Navigation : Certaines portions historiques sont difficiles à repérer car remplacées par des autoroutes. Les GPS modernes privilégient souvent les itinéraires les plus rapides. Si possible, configurez votre GPS pour éviter les autoroutes entre deux villes : dans la plupart des cas, il vous fera emprunter le tracé historique. Il existe également des applications dédiées à la Route 66 qui permettent de suivre le tracé fidèlement.
2026 : le centenaire de la Mother Road
En 2026, la Route 66 célèbre son centenaire. Des événements sont prévus tout au long de l'année dans les huit États traversés, du 30 avril à Springfield jusqu'aux célébrations de novembre marquant l'anniversaire officiel du 11 novembre 1926. C'est également l'année où le projet de loi pour la désignation de la route comme National Historic Trail devrait aboutir, ce qui donnerait à la Mother Road, une protection fédérale permanente pour les générations futures.
Idées d'itinéraires pour combiner la Route 66 avec l'Ouest américain
La Route 66 ne s'explore pas forcément en intégralité. Elle se combine parfaitement avec les grands parcs et les paysages emblématiques de l'Ouest américain. Voici trois itinéraires pensés pour les voyageurs qui souhaitent allier la mythique Mother Road aux merveilles naturelles de l'Arizona, du Nevada, de la Californie et de l'Utah.
Itinéraire 1 : Le tronçon Arizona classique : Route 66, Grand Canyon et Monument Valley
Durée suggérée : 10 à 12 jours
Idéal pour vivre l'expérience Route 66 dans son tronçon le plus emblématique tout en visitant deux des sites naturels les plus impressionnants des États-Unis. On commence à Gallup au Nouveau-Mexique, véritable porte d'entrée vers l'Arizona et haut lieu de l'artisanat des nations Navajo, Hopi et Zuni. On remonte ensuite vers le Petrified Forest National Park et le Painted Desert, accessibles directement depuis la route. Flagstaff est une étape incontournable; ville universitaire animée et point de départ idéal pour le Grand Canyon South Rim, à une heure de route. On continue vers Williams avant de rejoindre Seligman pour une immersion totale dans l'atmosphère des années 1950. Le détour vers Monument Valley s'effectue depuis Flagstaff ou Kayenta, en passant par les terres de la Nation Navajo.
Itinéraire 2 : Route 66, Las Vegas et le Grand Canyon West
Durée suggérée : 7 à 10 jours
Parfait pour ceux qui souhaitent combiner l'authenticité de la Route 66 avec l'énergie de Las Vegas et une version moins fréquentée du Grand Canyon. On part de Las Vegas en direction de Kingman en Arizona, ville emblématique qui abrite l'Arizona Route 66 Museum. De là, on rejoint le Grand Canyon West, géré par la nation Hualapai, avec son célèbre Skywalk, une passerelle en verre suspendue à plus de 1 200 mètres au-dessus du fond du canyon. On reprend ensuite la Route 66 vers l'est en passant par Hackberry et son General Store mythique, puis Seligman et Williams. Le retour vers Las Vegas peut se faire via la Highway 93, avec un arrêt au Hoover Dam.
Itinéraire 3 : De Los Angeles à l'Arizona : Route 66 et déserts
Durée suggérée : 10 à 14 jours
Idéal pour ceux qui arrivent ou repartent par Los Angeles et souhaitent combiner la fin de la Route 66 avec les déserts de Californie et d'Arizona. On part de Santa Monica, devant le panneau "End of the Trail" sur la jetée. On remonte vers Barstow en traversant le désert de Mojave, avant de rejoindre l'Arizona via Needles. On passe par Oatman et ses ânes sauvages, puis Kingman, Williams et Seligman. Un détour vers Sedona s'impose naturellement, à une heure au sud de Flagstaff, ses roches rouges et ses vortex énergétiques offrent un contraste saisissant avec l'atmosphère de la Route 66. On peut ensuite rejoindre le Grand Canyon South Rim avant de redescendre vers Phoenix pour le retour, ou continuer vers Monument Valley pour une fin de voyage spectaculaire.
La Route 66 ne s'efface pas
Un siècle après son inauguration, la Route 66 résiste. Elle résiste à l'oubli, à l'usure du temps, aux autoroutes qui l'ont contournée et aux décennies de silence administratif. Ce qui la maintient en vie, ce ne sont pas les panneaux officiels ni les lois fédérales même si elles elles aident. C'est l'attachement profond de millions de voyageurs qui continuent de la choisir, non pas parce que c'est le chemin le plus rapide, mais précisément parce que ce n'est pas le chemin le plus rapide. La Route 66, c'est l'Amérique qui accepte de se laisser regarder avec ses gloires, ses cicatrices et ses contradictions. Et ça, aucune autoroute ne peut le remplacer.
Et vous, connaissiez-vous la vraie histoire derrière la Mother Road
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Sources
- Wikipedia Route 66 : https://fr.wikipedia.org/wiki/U.S._Route_66
- National Park Service -Route 66 Overview : https://www.nps.gov/articles/route-66-overview.htm
- CityMonitor - Route 66 built communities : https://www.citymonitor.ai/analysis/route-66-built-communities-interstate-system-destroyed-them-again-4040/
- National Trust for Historic Preservation : https://savingplaces.org/preserve-route-66/updates/house-and-senate-introduce-bicameral-bipartisan-route-66-legislation
- Roadtrippin.fr : https://www.roadtrippin.fr/poi/route-66-historique.php
- Sunset Boulevard : https://www.sunsetbld.com/visiter-usa/routes-panoramiques-americaines/route-66/
- Mythique Amérique : https://mythiqueamerique.fr/histoire-de-la-route-66-age-dor-villes-fantomes/
- La Route 66 - FAQ : https://www.laroute66.fr/histoire/faq/
- Al Jazeera : Route 66 decay and resilience : https://www.aljazeera.com/features/2016/12/10/route-66-decay-and-resilience-along-iconic-us-highway
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